Friday, March 11, 2011

PREMIERE CROISIERE "PACIFISTE"

Nous avons quitte Panama City, ses bus barioles a l effigie de Rambo, du Christ ou de bien d autres animaux encore, ses tours de verres assez insipides et ses quartiers delabres, peu fréquentables de nuit, mais tant animes de jour, d une chaleur humaine cosmopolite et ou les gens ont garde a l esprit le "temps de vivre",ou la vie n est pas facile pour tous, ou l on gagne quelques dollars en vendant des pinces a linge, ou l on sait rire des différences que chacun porte en soi. Nous l avons laisse en emportant des fruits insoupçonnés, au gout soupçonnable pour certain, en tout cas pas au gout de tous; mamey, toronja, marra cuja…et en acquérant une bonne machette pour ouvrir les cocos jeunes récoltées sur la rive caraïbe. Nous avons appareille par un beau jour équatorial et vente.
L ancre et la chaine salies par la vase, nous avons fait route au bon plein travers, puis, dans le sud de l ile Taronguilla, une splendide raie manta est remonte des profondeurs pour nous offrir son spectacle aérien: bouches bées!
En vingt ans (c est pas pour nous vanter, mais juste pour dire la chance que l on a eue), de mémoire d hommes, on avait pas vu de vents constants comme ceux la dans cette région de pot au noir….(je n enfle pas la situation a la marseillaise, non, non, non, putaing…). Portee, emportée, Ellida était ravie! Nord-Est puis Sud-Est, alizes sur alizes,ils ont souffles de force 3 a 5 et les courants furent joviaux, venants de Panama et du Chili, 2 a 3 noeuds de bon jus….On s est offert une journée de spinnaker, pas de tout repos, mais enfin du sport! Ellida, chargée a bloc (400 l. de diesel et autant d eau douce) s est vue propulsée a 10 noeuds, vitesse fond, record pour l équipage. Affalage en trainant un peu de toile dans l eau, mais rien de dommageable. Tiens bon la barre, capitaine courage; c est comme ca que j appelle Rob.
Un thon et une dorade coryphene au premier jour, un gros thon devant les Galapagos, les estomacs se sont reluis…Un requin nous a bouffe un petit thon; il ne restait plus que la tete en remontant la ligne. Marlins (sorte d espadon), attires par un gros leurre dépourvu d hameçon, ont pointe leur épée. Les oiseaux, pétrels tempete, fous… démontrèrent toute leur grâce au ras des flots et l un d eux s est repose une nuit a bord. Pour clore cette aventure a la voile, deux mantas immergèrent d un bond joyeux. Tellement ils sont communs aux navigateurs que j oubliais de vous les conter. D ailleurs, ils ne sont pas tous communs; nous avons vu des grands.Ils nous ont emerveilles et ont su nous communiquer toute leur joie de vivre: nos frères marins, fusées fosforescentes la nuit, infatigables beaux parleurs, imprévisibles acrobates, narcissiques mais tellement communicatifs pour appeler l humain a respecter la vie, je leur rend un paisible hommage et que vibre leur poésie!
Les iles darwiniennes proposent un contraste fort entre les vies animales et humaines. Il est vrai que 93% de Santa Cruz, par exemple, constitue un territoire protege, mais il y aurait beaucoup a faire pour que les équatoriens prennent réellement conscience de ce que signifie harmonie avec la Nature…car il semble que manger le plus possible de poissons et consommer des boissons sucrées reste la priorité…..?

A bientôt, aux Marquises, j entends deja Jacques Brel.

Tioneb,Marcel.

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